La Halle Saint Pierre 09/09/2010

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EVENEMENTS LITTERAIRES

 

 

 

 

 

VISIONS DU JAPON : DE L’ART POPULAIRE A LA SCENE ALTERNATIVE

 

Evénements cet automne autour de l’exposition

Art Brut Japonais

 

Halle Saint Pierre

Informations/réservations : 01 42 58 72 89

 

Depuis la dernière décennie la Japan Culture est à la mode : mangas, Hello Kitty, Girls Bands, jeux vidéos… Au-delà de cette culture de masse et à l’image des étonnants contrastes qu’offrent les paysages urbains de Tokyo, l’ultra codification et hiérarchisation de la société japonaise génère une scène alternative d’une intense vitalité.

Dans le cadre de l’exposition Art Brut Japonais, parfait exemple d’une diversité créative, nous accueillons une suite de manifestations qui en sont également le reflet, sans oublier la culture traditionnelle à laquelle les Japonais restent très attachés.

 

Du 25 octobre au 5 novembre

Fantasmes Japonais – Photographies, dessins et illustrations de Romain Slocombe

Exposition à la galerie – entrée libre

 

Samedi 6 et dimanche 7 novembre

BIMBO TOWER

Exposition/Vente de fanzines, mangas, DVD, CD de la scène underground japonaise présentée par le libraire/disquaire  BIMBO TOWER

 

Dimanche 7 novembre

Regard sur l’underground – Films de Romain Slocombe en présence du réalisateur

14h30 à l’Auditorium – Entrée libre

 

Samedi 20 novembre

Figures du cinéma japonais – Films d’Yves Montmayeur en présence du réalisateur

14h30 à l’Auditorium – Entrée libre

 

Dimanche 21 novembre

Concert Aki Onda et JF Pauvros

+ Film d’animation de Kouhei Matsunaga

En partenariat avec Bimbo Tower et Prele Records

15h à l’Auditorium – Places sur réservation comprenant la visite de l’exposition : 12€

 

Dimanche 12 décembre (sous réserve)

Rencontre avec Hitonari Tsuji, écrivain, chanteur, cinéaste

 

Samedi 18 décembre

Kohshou Nanami (danse sauvage) et Eric Cordier (musique farouche)

En partenariat avec Bimbo Tower et Prele Records

15h à l’Auditorium

Places sur réservation comprenant la visite de l’exposition : 12€

 

 

 


 

 

 

 

ballade en terres pas si lointaines

 

un spectacle de contes et poèmes d’origines diverses pour adultes et enfants à partir de 8 ans

 

Dimanche 12 septembre à 15h

 

Halle Saint Pierre – Auditorium
Réservation : 01 42 58 72 89
Tarif : 8€

 

Duolamnoun, c’est deux femmes, deux comédiennes, tour à tour conteuses et

musiciennes.

Elles s’accompagnent de plusieurs instruments - violon, tambour, guitare, udu, chime - et racontent (ou chantent) des histoires dont elles peuvent également devenir les personnages, tout en préservant ce qui est l’essence du conte : le rapport de proximité avec l’auditoire

 

 

Duolamnoun, c’est deux femmes, deux comédiennes qui se sont rencontrées en 2003 et qui, dès lors, savaient qu’un jour elles travailleraient sur une création en duo.

Sept années plus tard, c’est chose faite avec « ballade en terres pas si lointaines ».

Une évidente complicité les lie, un vrai bonheur de travailler ensemble, dans le rire et la profondeur qu’elles aiment partager et faire partager. 

 

Clara GUENOUN est comédienne et conteuse. Elle met sa pratique artistique au service de la scène mais aussi de personnes en difficulté et d’adolescents. Son goût pour l’improvisation, le clown, le chant et la musique est perceptible dans ses créations théâtrales.

 

Catherine LAMAGAT est musicienne et comédienne. Passionnée par le rapport entre les arts et particulièrement entre le texte et la musique, elle compose pour des compagnies de théâtre et de danse. Elle pratique l’improvisation et l’écriture poétique.

 

Contact

Clara GUENOUN

06 48 05 68 30

claraguenoun@gmail.comgmail.com

 

 


 

 

FranZine

 

Festival nomade de Bandes Dessinées francophones

 

samedi 18 et dimanche 19 septembre 2010

 

Halle Saint Pierre - Galerie

Entrée libre – tous les jours de 10h à 18h

 

Après Montréal, ce sera au tour de Paris d’accueillir la deuxième édition de Franzine, festival nomade de BD francophones à la Halle Saint Pierre.

Une vingtaine d’éditeurs et de collectifs seront présents lors de cette deuxième édition. Parmi eux une quarantaine d’auteurs indépendants qui présenteront leurs dernières publications.

Franzine est une excellente occasion de venir découvrir des œuvres à contenu francophone, et de rencontrer des auteurs de divers horizons qui évoluent dans l'édition indépendante.

 

 

Franzine #2

Pendant toute la durée du festival, les auteurs réaliseront un récit collectif qui sera publié et distribué le dimanche en fin d’après-midi.  Ce sera l’occasion de découvrir la Fabrique de Fanzine, célèbre collectif suisse auquel participent les auteurs Andréas Kündig, Ibn Al Rabin, Yves Levasseur et Benjamin Novello. Le thème de ce deuxième numéro sera dévoilé le samedi matin.


Fresque murale

Sur une initiative de Yann Tréhin (Tic de Quai), les auteurs ainsi que le public sont invités à participer à l’élaboration d’une fresque animée (craie et fusain).

 

Loiic Robichon

Jeune auteur de bande dessinée et illustrateur basé à Montréal, Loiic Robichon a publié deux fanzines en 2008 « Dernière Neige » et « Le Dessert », et a participé à différents collectifs et exposition de bandes dessinées avant de lancer FranZine, festival nomade de BD francophones.

 

La programmation, les auteurs et éditeurs du festival sont sur  www.franzine.org 

 

Loiic Robichon

Courriel : info@franzine.org

Web :  www.franzine.org 

 

 

 

 


 

 

Le Collectif des Editeurs

du 18eme Arrondissement


3ème édition

Exposition – vente - livres

 

les 23, 24, 25, 26 septembre 2010

 

animations et lectures

le samedi 25 septembre de 15 heures 17 heures

 

Halle Saint Pierre - Auditorium

Entrée libre de 10h à 18h

 

 

 

Pendant deux heures, le samedi 25 septembre de 15 heures 17 heures à la Halle Saint Pierre le Collectif des Editeurs du 18eme vous invite à travers la présentation de certains de leurs ouvrages à partager avec eux une promenade virtuelle à travers Montmartre et le 18eme   grâce à la présentation d’ouvrages sur les chanteurs qui ont fait la réputation de Montmartre, de grandes figures comme Yvonne Letac, et également pour les gourmands des recettes du monde par les cuisinières de Barbès. 

Egalement au programme, une conteuse de nouvelles vous emmènera faire un tour au square d’Anvers et une halte poétique à la Place du Tertre. Des photos cultes commentées par des textes, et enfin des slameurs et bien d’autres surprises …

 

 

 


 

 

 

Lecture musicale du Petit Traité des épluchures et autres textes de Philippe Dereux

 

Avec Anne Calas, comédienne,

et Alain Lafuente, percussionniste

 

dimanche 17 octobre 2010 à 15h

 

Halle Saint Pierre – Auditorium

Réservations : 01 42 58 72 89

tarif : 10€

 

Cet ouvrage nous livre avec tendresse, humour et sensualité la philosophie de vie d’un artiste, proche de Dubuffet, qui a voué sa vie aux épluchures avec un amour et un émerveillement quasi mystiques.

 

PETIT TRAITÉ DES ÉPLUCHURES

de Philippe Dereux

 « Il me plaît de sentir régner ce parfum chez nous, de vivre dans le voisinage constant des épluchures. J’ai l’impression de tenir enfermés dans les quelques mètres de mon appartement, toute la nature captive et libre à la fois. C’est ma revanche sur la privation des champs, des bois, que m’impose la vie (...)

(...) Ma vie n’aura jamais assez d’heures et de jours pour étudier et tirer partie de toutes les ressources des épluchures.»

« J’arrive à un âge où, sauf imprévu, l’homme engagé sur le chemin de l’équilibre et la sagesse ne le quitte plus.

Le vrai tournant de la vie, l’option définitive a lieu à quarante ans. Jusqu’à ce moment, le futur sage se contente d’accomplir son apprentissage, un long apprentissage.

Le mien m’a conduit aux épluchures, je ne puis que m’en louer. L’homme a pour manie de se vouloir heureux et de se créer mille maux ou fatigues pour atteindre le bonheur. Il ne se doute pas lorsque celui-ci s’obtient, c’est toujours par surcroît et accident.

Ainsi, les épluchures que je n’avais commencé à coller que tout à fait par hasard, sans but préconçu, «pour voir» comme disent les enfants, m’ont apporté la joie et la paix».

 

Philippe DEREUX a voué sa vie aux épluchures avec un amour et un émerveillement quasi mystiques. Il nous livre par ce traité sa philosophie de la vie avec tendresse, humour et sensualité.

 

« Il me plaît de sentir régner ce parfum chez nous, de vivre dans le voisinage constant des épluchures. J’ai l’impression de tenir enfermés dans les quelques mètres de mon appartement, toute la nature captive et libre à la fois. C’est ma revanche sur la privation des champs, des bois, que m’impose la vie (...)

(...) Ma vie n’aura jamais assez d’heures et de jours pour étudier et tirer partie de toutes les ressources des épluchures.»

 

C’est cette passion peu banale qu’Anne Calas et Alain Lafuente font partager.

L’écriture est belle, d’une poésie attachante et simple, de cette simplicité qui émane de son auteur.

 

Cette lecture met en scène un musicien percussionniste et une comédienne dont la voix dialogue avec la musique, véritable langage issu d’instruments conçus à partir de matières végétales (calebasses, graines, tambour de bois, bâton de pluie, lames de balafon..).

En puisant autant dans les aspects quotidiens et les détails techniques, que dans la poésie et la métaphysique que livrent ces textes, c’est la singularité de ce parcours artistique qui est mise en avant.

 

 

« Hier matin, je suis parti pour Grenoble avec quelque appréhension car je craignais que mes textes ne passent pas la rampe, et votre entreprise me paraissait un défi à l’impossible. En fait, j’ai été ému, presque émerveillé. Grâce à votre talent, à celui de vos camarades, je me suis cru un temps, un bon écrivain, ce que, toute ma vie, depuis mon adolescence, j’ai rêvé d’être. Je vous remercie donc de tout coeur.»

Philippe Dereux, le 24 octobre 1994

                                                                                    Correspondance

 

 

Cette lecture a été créée au Musée de Grenoble à l’automne 1994, dans le cadre de la manifestation Le temps des livres. Elle a ensuite tourné en France et à l’étranger et a été remontée en septembre 2009 au Musée des Beaux-Arts de Lyon, à l’occasion de l’exposition Jean Dubuffet - Philippe Dereux.

Elle sera présentée le samedi 16 octobre 2010 chez Ackenbush, Malakoff

le dimanche 17 octobre 2010 à la Halle St Pierre, Paris

le lundi 18 octobre 2010 au théâtre de la Vieille Grille, Paris

le mardi 19 octobre 2010 à l’Entrepôt, Paris

 

 

 

Eléments biographiques

 

Philippe Dereux (Lyon 1918 - Villeurbanne 2001), se consacre tout d’abord à l’écriture. En 1955, il rencontre Jean DUBUFFET qui démythifie dans son esprit la littérature, et l’initie au travail des matériaux grâce à un amical compagnonnage. Dès 1959, il entreprend des compositions d’épluchures dont il poursuit inlassablement la réalisation de diverses manières. Il est régulièrement exposé depuis les années 1960, et une dizaine de ses oeuvres figurent dans des collections de l’Art brut de Lausanne.

Les éditions Juilliard publient son «Petit Traité des épluchures» en 1966.

 

 

Anne Calas se forme au Conservatoire de Grenoble, puis auprès de Ludwik Flaszen, co-fondateur du Théâtre Laboratoire avec Jerzy Grotowski, Ariane Mnouchkine, Philippe Hottier et Mamadou Dioume du CICT de Peter Brook.

Elle crée la Compagnie du Jour en 1990 avec Alain Lafuente et Henri Thomas. Ils montent de nombreuses pièces à partir d’auteurs contemporains, notamment Kenji Miyazawa, Henri Michaux, Jean-Yves Picq, Kossi Efoui, Noelle Renaude...

En 1999, à la suite de sa rencontre avec le compositeur Henry Torgue, elle commence à écrire et chanter ses propres textes. Ils réalisent en 2004 un album, Toxique, et de nombreux concerts s’ensuivront.

Elle se consacre en 2006 et 2007 à l’écriture. Elle publie en 2009 un récit poétique, Chroniques d’ici, illustré par le peintre Jean-Michel Alberola. Ce texte, lu par Arthur H, fait l’objet d’une création sonore d’Alain Kingler et Etienne Dos Santos. Des écoutes publiques-performances sont organisées en 2009 et 2010 dans différents lieux culturels.

D’autre part, Anne Calas poursuit un projet de correspondance itinérante Comment sortir, ou la logique de l’escargot, qui allie l’écriture, l’image et le son.

 

 

Alain Lafuente, pratiquant à l’origine le jazz et le classique, a toujours été fasciné par les différents timbres des percussions. Il a rassemblé au fil du temps une collection d’instruments venant des quatre coins du monde. Il a engagé avec le théâtre et la danse un dialogue où toutes ces sonorités ont naturellement leur place, notamment avec Georges Lavaudant, Michael Lonsdale, Alain Kremsky, Mamadou Dioume du CICT de Peter Brooke, et régulièrement avec la Compagnie du Jour et la Compagnie Anne-Marie Pascoli.

Il a récemment participé à une résidence à la Fondation Pistoletto (Italie), réalisée dans le cadre du projet d’Anne Calas Comment sortir ou la logique de l’escargot, avec la vidéaste Camille de Galbert et le chorégraphe François Veyrunes. Il intervient également depuis plusieurs années au Musée de Grenoble.

 

 

 

Contact : Myrtille Beauvert /Apoint C

communication@annecalas.com - + 33 6 66 20 37 54

41 rue Charlot - 75003 Paris -  www.annecalas.com 

 

 

 

 

 


CONFERENCES

 

 

 

 

Les conférences de la Halle Saint Pierre

2010 – 2011

 

Les fissures du réel

par Serge Tribolet

 www.sergetribolet.com 

 

Les premiers samedis du mois

de novembre 2010 à juin 2011 de 14h30 à 16h

 

Halle Saint Pierre - Auditorium

Tarif conférence et visite de l’exposition : 10€ la journée

Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89

 

Lorsque l’homme lève le masque, lorsqu’il abandonne ses déguisements et ses divertissements…. Qui est-il ? La réalité psychique est-elle un épiphénomène de la réalité tangible et sensible ? A travers les thèmes aussi divers que ceux de la représentation, du rêve, de la mémoire, de l’amour, de l’art et du regard, notre réflexion portera sur ces situations où le réel se fissure.

 

Serge Tribolet est psychiatre des Hôpitaux à Paris et docteur en philosophie (Paris IV - Sorbonne). Il assure depuis 2006 un cycle de conférences à la Halle Saint-Pierre (Musée de l’Art brut, Paris) et donne un enseignement à l’Université Inter-âge à la Sorbonne (Paris IV). Responsable d’une unité d’hospitalisation, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés et d’essais remarqués.

 

PROGRAMME

Samedi 6 novembre

La représentation, le regard, le réel…. et le retour aux Grecs

Samedi 4 décembre

Réalité, rêve et fiction

Samedi 8 janvier

Amour et fantasme : les mystères du désir

Samedi 5 février

La mémoire et l’oubli… de soi et des autres

Samedi 5 mars

Les miroirs de l’inconscient

Samedi 2 avril

La couleur des mots

Samedi 7 mai

La perspective et ses leurres 

Samedi 4 juin

Musique : la porte des perceptions

 

 


SPECTACLES

A venir
CONCERTS

 

CONCERTS A LA HALLE SAINT PIERRE

au pied de la Butte Montmartre

 

2 rue Ronsard, 75018 Paris
Métro : Anvers/Abbesses

 

 

Carte blanche aux écrivains pianistes

 

Avec le soutien de la Société des Gens de Lettres et de la Ville de Paris

 

 

A partir du 19 septembre

 

Le troisième dimanche de chaque mois…

… un événement pianistico-littéraire…

… inédit, surprenant, périlleux, émouvant…

 

avec

 

Mariella Righini,

Loup Verlet,

Nancy Huston,

Catherine David,

Sébastien Balibar,

Jean-Pierre Luminet…

 

 

Concert à 19h30

Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89

Participation aux frais : 10€ plein tarif ; 8€ tarif réduit

 

 

 

L’étymologie est claire : les amateurs sont ceux qui aiment. Ils ont cette chance, ce talent, cette faiblesse. Et, comme l’a écrit un jour à Proust la princesse Bibesco, “l’obligé en amour, c’est celui qui aime”.

 

Catherine David, la Beauté du geste, 1994.

 

 

Longtemps j’ai navigué entre mes deux claviers en rêvant de concilier un jour la musique du langage et le langage de la musique. Comment relier mes deux jardins secrets, tresser un pont suspendu entre les mots et les notes, entre les paroles et les gestes, entre les livres et les partitions ?

 

J’aimais écrire, et pour cette raison je suis devenue journaliste puis écrivain. J’aimais aussi le piano, dont j’avais découvert la magie, dans mon enfance, grâce à mon père musicien.

 

En 1994 et 2006, deux livres sont nés pour tenter de répondre à cette question, pour moi vitale, de la musicalité dans l’écriture et du sens de la musique dans nos vies : La Beauté du geste (Calmann-Lévy 1994 et Babel 2006) et Crescendo, Avis aux amateurs (Actes Sud 2006).

 

Les écrivains sont plus nombreux qu’on ne le croit à s’escrimer sur leur Gaveau ou leur Schimmel. Ils se gavent de Czerny ou de Beethoven, tout en rêvant à ce jour improbable où, peut-être, ils auront le courage de jouer une sonate de Mozart ou un Nocturne de Chopin devant leurs amis.

 

Dans son livre consacré au Toucher des philosophes (Gallimard), le philosophe François Noudelmann raconte combien fut importante et méconnue, pour Jean-Paul Sartre comme pour Roland Barthes,  tous deux grands déchiffreurs de partitions, la fréquentation régulière de Bach et Schumann. Le lisant, je me disais, comme c’est dommage, on aurait aimé les entendre !

 

C’est ainsi qu’est née l’idée de proposer une Carte blanche à quelques écrivains-pianistes courageux et bien vivants. Martine Lusardy, directrice de La Halle Saint Pierre, s’est enthousiasmée pour le projet et a mis à notre disposition pour des concerts-lectures ce magnifique bâtiment transparent sis au pied de la Butte Montmartre.

 

Et voilà la possibilité offerte à des écrivains fous de piano d’entrelacer des mots et des notes, de créer des résonances nouvelles, de faire émerger des résonances avec des textes inédits, écrits spécialement pour l’occasion, de prendre le risque de faire entendre les sonorités exquises ou déchirantes qui hantent leur jardin secret, à un public bienveillant.

 

Les concerts-lectures dureront environ une heure. Ils auront lieu à l’étage, dans la salle d’exposition où trône un magnifique Yamaha, et qui peut accueillir jusqu’à 150 auditeurs. Un dîner cambodgien sera ensuite proposé à la cafeteria du rez-de-chaussée.

 

Première Carte blanche : Le 19 septembre 2010 avec en première mondiale, la romancière et journaliste bien connue Mariella Righini*, dans un programme entièrement consacré à Chopin, Nocturnes, Valses,  Etudes, Ecossaises et la sublime Fantaisie-Impromptu.

 

Le 17 octobre 2010, le psychanalyste et historien des sciences Loup Verlet* interprétera quelques Lieder extraits du Voyage d’hiver de Schubert (Winterreise) avec le chanteur Bernard Vitrac, par ailleurs mathématicien et chercheur au CNRS.

 

Le 21 novembre 2010, Catherine David* jouera un programme de piano solo et musique de chambre – Chopin, Schubert, Beethoven, Schumann…

 

Le 19 décembre 2010, c’est la célèbre romancière Nancy Huston*, qui n’est pas seulement pianiste, mais aussi claveciniste et flûtiste, qui nous proposera sa Carte blanche.

 

Le 20 mars 2011, nous recevrons le physicien Sébastien Balibar*, auteur notamment de « Je casse de l’eau » (Le Pommier), dans un répertoire de musique de chambre – notamment Brahms et Mendelssohn.

 

Le 15 Mai, c’est l’astrophysicien et romancier Jean-Pierre Luminet* qui viendra nous offrir des mélanges musicaux à sa façon – avec notamment Thelonious Monk, Astor Piazzolla, Jean-Sébastien Bach, Franz Schubert, un Quatre-Mains de sa composition – et des lectures de textes et de poèmes.

 

                            Catherine David, Juillet 2010

 

 

 

 


Mariella Righini

Carte Blanche du 19 septembre 2010

 

 

                                                               

 

Programme musical : Chopin, œuvres pour piano

 

1) NOCTURNE  n°2 en mi bémol majeur  (Op.9 – N°2)

 

2) FANTAISIE-IMPROMPTU en do dièse mineur  (Op. 66)

 

3) TROIS PRELUDES : n°4  en mi mineur, n°7 en la majeur, n°20 en do mineur (0p.28)

 

4) VALSE  n°11 en sol bémol majeur (Op. Post. 70 N°1)

 

5) ETUDE  n°3 en  mi  majeur (Opus 10 N°3)

 

6) TROIS ECOSSAISES en  ré majeur, en sol dièse majeur, en ré bémol majeur (Op. post.72 N° 3)

 

7) VALSE : n°16 en mi  mineur (KK IV A N°15)

 

 

 

De père italien et de mère suisse, Mariella Righini grandit à Florence et étudie à Paris.

Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques,  elle poursuit une double carrière, journalistique et littéraire.

Au  Nouvel Observateur, où elle a été rédactrice en chef adjointe, elle demeure l’une des signatures.

Elle publie neuf livres,  essais et romans, traduits en plusieurs langues.

L’un d’eux, « Cappuccino » a été adapté pour le théâtre et joué deux saisons consécutives en Pologne.

Elle étudie le piano de 5 ans ( à (Florence) à 22 ans ( à Paris, Schola Cantorum), l’abandonne de longues années, puis le reprend  à zéro il y a trois ans.

 

Bibliographie

Questions à la Chanson avec Georges Moustaki, témoignage, Stock, 1973

Ecoute ma différence, essai, Grasset, 1978

La passion, Ginette, roman, Grasset, 1983, prix de la Société des Gens de Lettres

Et la lune battait son plein, roman, Grasset, 1985

Anna-Maria Pierangeli, une madone à Babylone, roman, Robert Laffont, 1989

Automne-Hiver, roman, Olivier Orban, 1992

Florentine, roman, Flammarion, 1995

Cappuccino, roman, Flammarion, 1999

Bonbon Piment, roman, Grasset, 2004

 

 

 

Loup Verlet
Carte blanche du 17 Octobre 2010

en répétition avec Bernard Vitrac

 

 

 

 

Né en 1931, Loup Verlet est un physicien réputé, élève de Victor Weisskopf ; pionnier de la simulation par ordinateur des modèles moléculaires dynamiques et spécialiste de la mécanique des fluides. Il est aussi psychanalyste et historien des sciences. Dans son livre "La Malle de Newton" (Gallimard, 1993) il étudie le rôle joué par Isaac Newton dans la transition entre la vision médiévale – religieuse - de l’univers et la manière moderne d’envisager les problèmes de la physique. Newton avait un pied dans chacun de ces mondes, comme le prouve le fait que ses écrits n'avaient pas seulement pour sujet la physique et les mathématiques, mais aussi la théologie et l'alchimie, une combinaison qui semble étonnante de nos jours.

 

Dans son dernier livre, « Chimères et Paradoxes » (Ed. Cerf, 2007), il traite  aussi bien de philosophie que d'histoire des sciences. Il examine notamment de quelle manière Descartes, Newton et Freud ont changé notre vision du monde.

 

 A paraître prochainement, L’autre inconscient, écrit en collaboration avec Dominique Delaunay.

 

Avec le collectif Adret :

Travailler deux heures par jour, Seuil, 1977.

Résister, Minuit, 1997.

Le Changement climatique : aubaine ou désastre, Cerf, 2007.

Les Métiers du climat, à paraître à l’automne.

 

Depuis une dizaine d’années, ce pianiste amateur d’excellent niveau  forme avec le biologiste baryton Bernard Vitrac un duo musical fidèle et passionné, qui incarne parfaitement l’articulation de la musique et de l’écriture qui est le thème de ces journées.

« Après L’invitation au voyage, qu’avec Baudelaire, nous propose Henri Duparc, nous entrerons dans le mélange des langues qui sera le thème de notre parcours musical.

Nous l’entamerons avec l’Élégie que le même Duparc écrit sur des paroles de Thomas More.

Nous continuerons avec Guy Ropartz, lui même partagé entre Paris et Mirecourt en Alsace occupée, en interprétant deux mélodies écrites sur des poèmes de Heinrich Heine.

Même mélange avec les Lieder de Hugo Wolf écrits sur des poèmes de Michel-Ange et avec Oh ! Quand je dors que Franz Liszt écrivit sur un poème de Victor Hugo.

Nous terminerons ce voyage par l’Espagne de Cervantes avec des mélodies de Maurice Ravel (Don Quichotte à Dulcinée) et de Jacques Ibert (Chanson de la mort de don Quichotte). »

 

 

 

Catherine David
Carte blanche du 21 novembre 2010

 

 

 

Née à Paris, franco-américaine et pianiste amateur, Catherine Gradwohl alias Catherine David vit à Montmartre et partage son temps entre l'écriture et la musique. Etudes à l'Ecole Jean-Cavaillès puis au Lycée de Sèvres. Un an dans un collège américain (Swarthmore). Diplômée de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, licenciée en Histoire (Paris I-Sorbonne). Après un passage dans l'édition (Gallimard, Jean-Jacques Pauvert), elle se dirige en 1972 vers la critique littéraire et le journalisme au Nouvel Observateur où elle publie des centaines d'articles - littérature, cinéma, histoire, philosophie, psychanalyse, préhistoire, sociologie, histoire des sciences, etc., tout en publiant par ailleurs des romans et des essais. En 2008 elle abandonne le journalisme pour se consacrer entièrement à l’écriture de livres et à une pratique plus intensive du piano.

Elle n’a jamais fréquenté les Conservatoires, mais depuis l’enfance, le piano fait partie de sa vie quotidienne. Parmi ses professeurs, il faut citer son père Pierre Gradwohl, Maurice Martenot (l’inventeur des Ondes Martenot), Hélène Boschi, André Boucourechliev, Elisabeth Sombart, Gabriella Torma, Ethery Djakeli, Braz Velloso, Isabelle Oehmichen, Roberte Mamou…

En 1994 et 2006, elle a publié deux livres sur la pratique du piano, La Beauté du geste et Crescendo, Avis aux amateurs.

Catherine David  a déjà expérimenté à plusieurs reprises la formule des concerts-lectures avec un programme de musique romantique (Chopin, Schubert, Schumann, Brahms, Rachmaninov) à Paris, Athènes, New York et San Francisco. Cette fois-ci, son programme comportera une première partie de piano solo, et une deuxième partie de musique de chambre (Beethoven et Schumann).

Publications
L'Océan miniature, roman, Seuil 1983
Simone Signoret ou la mémoire partagée, essai biographique, Robert Laffont 1990
La Beauté du geste, essai sur le piano et le tai chi chuan, Calmann-Lévy 1994
Passage de l'Ange, roman, Calmann-Lévy 1995
L'Homme qui savait tout, le roman de Pic de la Mirandole, roman historique, Seuil 2001, Points Seuil 2002
Clandestine, récit, Seuil 2003
Crescendo, Avis aux amateurs, essai sur le plaisir de jouer du piano, Actes Sud, 2006
Les Violons sur le Moi, pourquoi la célébrité nous fascine, Denoël 2010 


En collaboration

L'Occident en quête de sens, anthologie, préface de Jean Daniel, Maisonneuve et Larose, 1996
Egyptes, anthologie de l'ancien Empire à nos jours, anthologie, Maisonneuve et Larose, 1998
Entretiens sur la fin des temps, conversations avec Stephen Jay Gould, Jean Delumeau, Jean-Claude Carrière et Umberto Eco, Fayard, 1998

Sommes-nous seuls dans l'Univers ?, conversations avec Jean Heidmann, Alfred Vidal-Madjar, Nicolas Prantzos et Hubert Reeves, Fayard 2000

Sous le regard des Dieux, entretiens avec Christiane Desroches Noblecourt, Albin Michel, 2003.

 

 

Nancy Huston

Carte blanche du 19 décembre 2010

 

 

 

Née à Calgary (Canada) en 1953, Nancy Huston passe son adolescence sur la côte est des Etats-Unis. Elle vient à Paris en 1973 pour une année d'études et décide de s'y installer. En 1976, elle commence à écrire dans sa langue d'adoption, collaborant à plusieurs journaux et revues. Son premier roman Les Variations Goldberg (1981) reflète sa passion (et son ambivalence) vis-à-vis de la musique. A partir de là elle alterne romans, essais, livres pour enfants, scénarii, pièces de théâtre et lectures-spectacles. Cantique des plaines (1993), écrit pour une fois dans sa langue maternelle, marque un tournant. Aujourd'hui elle écrit dans les deux langues et se traduit vice et versa. Dernier livre paru : Infrarouge (Actes Sud, 2010).

 

 

Tout chez Nancy Huston est double (au moins !) et sa devise pourrait être cette boutade d’un de ses personnages : pas de vision sans division.

Elle a deux nationalités, canadienne et française, et deux langues, l’anglais et le français. Deux passions : la musique et la littérature. A l’intérieur de la littérature : essais et romans ; à l’intérieur de la musique : claviers et flûte traversière.... ainsi de suite.

En s’installant à Paris à l’âge de vingt ans, en 1973, elle abandonne le piano et l’anglais, langue et instrument maternels, liés à l’émotion, en faveur du clavecin et du français, plus “cérébraux”. Etudie avec Huguette Dreyfus (73-75) et Roland Barthes (75-77).

 

La musique est partout en elle, autour d’elle, dans ses livres, leur forme, leur contenu, leur style.... Son premier roman (1981) comporte trente monologues intérieurs correspondant aux trente Variations Goldberg. Instruments des ténèbres (1996) est surgi des violons désaccordés dans les Sonates du rosaire de Biber. Le court roman Prodige (1999) est lié au film de Yves Angelo Sur le bout des doigts.... Après de longues années de pratique quotidienne du clavecin, Nancy Huston fait un vrai retour au piano en 2006 (en grande partie grâce au Crescendo de Catherine David), reprenant des leçons avec le pianiste brésilien Braz Velloso.

 

On peut dire qu’elle joue tous les jours (ou presque), d’un instrument ou d’un autre, réel ou imaginaire, seule ou avec des amis, parisiens ou berrichons. Elle est de plus en plus portée sur les spectacles mi-musicaux, mi-littéraires, avec des complices tels que Michel Godard (serpent, tuba), Freddy Eichelberger (orgue, clavecin), les chanteurs Serge Hureau et Olivier Hussenet, ou encore son fils Sacha Todorov (piano jazz et classique)...   Le 11 décembre prochain, elle présentera un nouveau spectacle de ce type, avec le trio jazz du grand contre-bassiste Jean-Philippe Viret.

 

Puis elle jouera avec Catherine David des pièces pour Quatre Mains : une fugue de Bach, des pièces de Schumann, la Fantaisie de Schubert.

 

 


Sébastien Balibar

Carte blanche du 20 mars 2011

 

 

 

Sébastien Balibar est physicien, Directeur de recherches au CNRS. Il travaille au laboratoire de physique statistique de l'École Normale Supérieure (Paris). Il a enseigné comme professeur invité aux universités de Konstanz, Kyoto et Harvard.

Auteur de plus de 200 publications scientifiques, il s’est principalement intéressé, dans son métier de chercheur, aux changements d’état de la matière, que celle-ci soit classique ou quantique. Il  a reçu plusieurs distinctions en France dont le prix Langevin de l’Académie des sciences en 1988 et le Grand Prix du bicentenaire de l’Ecole Polytechnique en 1994, ainsi qu’à l’étranger (London prize en 2005, Fellow de la Japan Society for the Promotion of Science en 1999, Fellow de l’American Physical Society en 2005). Pour plus de détails, voir http://www.lps.ens.fr/~balibar/

 

C’est pour partager sa culture scientifique avec le plus grand nombre qu’il a écrit « La Pomme et l’Atome » en 2005 puis « Je casse de l’eau » en 2008.

 

Sébastien Balibar est aussi un pianiste amateur, passionné de musique de chambre dès son plus jeune âge. Son répertoire va de Bach à Berio, avec une passion particulière pour les cycles de Lieder romantiques qu’il a accompagnés en public en plusieurs occasions. Depuis 2008, il se concentre sur les trios, quatuors et quintettes romantiques.

 

Publications

- Demain, la physique, en collaboration avec E. Brézin et al.,  Odile Jacob ed. 2008 (première édition en 2004).

- La Pomme et l'Atome, Douze histoires de physique contemporaine, Odile Jacob ed. 2005, traduit aux Etats-Unis (Princeton University Press), en Italie (Bollati e Boringhieri), en Turquie (ODTU Ankara), en Corée (Arte Books) et dans le monde arabe (Kalima, Abu Dhabi)

- Je casse de l’eau, et autres rêveries scientifiques, Le Pommier ed. 2008.

 

Programme

- Musique de chambre avec d’autres musiciens amateurs dont Cécile Sykes (violon) et  Johanna Reichel (violoncelle).

- Concerto en ré mineur BWV 1052 de J.S. Bach, en version pour piano et quatuor à cordes

- Quintette en mi bémol majeur op. 44 de R. Schumann pour piano et quatuor à cordes

ou

« Dumky » Trio en mi mineur op. 90 de A. Dvorak  pour piano, violon et violoncelle

Trio en la mineur op. 114 de J. Brahms pour piano, violon et violoncelle

 

 

 

 

Jean-Pierre Luminet
Carte blanche du 15 mai 2011

 

 

 

Recherches scientifiques, écriture et musique, l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet mène toutes ces activités avec une égale passion. Directeur de recherches au CNRS, spécialiste des trous noirs et de tout ce qui est invisible dans l’univers, il travaille aussi sur la mystérieuse théorie des cordes et sur les harmoniques du rayonnement fossile. Il a été maintes fois récompensé par des prix internationaux.

Son impressionnante bibliographie peut –être consultée sur le site  http://luth2.obspm.fr/~luminet/ . Elle contient à la fois des ouvrages théoriques sur les modèles d’univers ou la naissance des étoiles et des romans inspirés de l’histoire des sciences, dont les héros s’appellent Copernic, Galilée ou Newton.

Ce n’est pas un hasard si son laboratoire de recherches à Meudon a été baptisé le LUTH, car Jean-Pierre Luminet est aussi pianiste depuis l’enfance, et contrairement à la plupart d’entre nous il circule aisément entre le classique et le jazz, entre Thelonious Monk et Astor Piazzolla, Jean-Sébastien Bach et Franz Schubert. Il lui arrive aussi de composer et il nous en donnera des exemples, entrecoupés de lectures de textes et de poèmes.

 

A lire, son dernier ouvrage, paru en mai 2010 : Bonnes nouvelles des étoiles, Jean-Pierre Luminet et Elisa Brune (éd. Odile Jacob)

 

 

 

 

 


 

 

Concert François Leclère

 

A l’occasion de la sortie du disque « Archipel des Sollitudes »

 

 

 

jeudi 21 octobre 2010 à 19h30

 


Halle Saint Pierre – Auditorium

Réservation obligatoire : 01 42 58 72 89
Tarif unique : 12€

 

 

François Leclère est né en 1950 à Charleville, dans les Ardennes. C’est à l’époque où il termine ses études secondaires à l’Ecole Normale d’Instituteur que ses premières œuvres voient le jour. Il rencontre ensuite Michel Philippot avec lequel il travaille la composition pendant deux ans. En 1976, il participe aux cours d’été de Darmstadt. En 1978, il est invité à la « Semaine de musique contemporaine » de la Villa Médicis.

François Leclère ressent alors la nécessité d’étudier en profondeur les tenants et aboutissants de la pensée sérialiste, notamment au travers des œuvres de Pierre Boulez qu'il rencontre à plusieurs reprises. Tout en reconnaissant la validité de certains principes, il acquiert la conviction que cette pensée ne suffit pourtant pas à engendrer une conception temporelle satisfaisante de la forme musicale et de sa cohésion harmonique. Ces considérations le conduisent à élaborer peu à peu une grammaire de la forme qu'il dénommera "Courbure du temps" : la cohésion de l’œuvre repose sur des retours harmoniques de plus en plus fréquents, dans un jeu complexe de souvenirs et de pressentiments. Cette théorie compositionnelle donne lieu à deux essais : Premières pierres en 1987, et Harmonie et courbure du temps en 1994 (tous deux aux Éditions Michel de Maule). Par son enseignement de la composition à Paris et à Charleville Mézières, d’autres compositeurs ont adopté cette grammaire (Jean-marie Beaufays, Olivier Renaudet, Olivier Meston, Franck Ladouce, simon de Gliniasty…).

Les premières oeuvres du catalogue de François Leclère, Cercles multiples (1977) et Sonate pour piano (1980), se rattachent à son expérience du sérialisme. N'ayant jamais cessé de composer à l'époque où la mise au point de sa grammaire lui permettait de prendre congé du sérialisme, il applique tout de suite les prémisses de la Courbure du Temps avec Flèche du temps (1984), Émergences (1987) et Entre la fumée et le cristal (1987).

Un pas décisif est franchi avec La Postérité du soleil (1989) : la grammaire commence à être apprivoisée. La « Courbure » se manifeste ensuite pleinement dans Les Villes invisibles pour piano principal, percussions et orchestre à cordes (1991),  De Basalte et d'orichalque pour orchestre (1993), Archipel des solitudes (1996), Musique pour alto seul (1997) De Re metallica pour grand orchestre (2005), Concert pour violon et 9 instruments (2008).

La musique de François Leclère apparaît comme une réponse inattendue à certaines impasses de la musique d’aujourd’hui. Sans nostalgie et au-delà des modes, ses œuvres manifestent par leur beauté la possibilité d’une intelligibilité nouvelle.

 

 

Programme de la Soirée

 

 

 

19h30 : Rencontre avec le compositeur et présentation du disque.

 

 

 

 

20 heures précises : Concert

 

LECLERE : Musique pour alto seul

MOUSSORGSKY : Sans Soleil, cycle de mélodies pour baryton et piano

LECLERE : Notturno Selvatico, pour piano

ENESCO : Konzertstück, pour alto et piano

LECLERE : Archipel des Sollitudes, cycle de 7 Lieder pour baryton et piano

 

 

Laurent Müller-Poblocki, alto

Simon de Gliniasty, baryton

Jacques Dor, piano

 

 

 

      

 

 

 

 


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Horaires : tous les jours, de 10h à 18h Finasteride
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